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CARTE. En Bretagne, la population croît plus vite que la moyenne en France... |
Rennes est la ville la plus peuplée de Bretagne avec 220 488 habitants. © Marc Ollivier/Ouest-France
L’Insee vient de dévoiler les chiffres de la population bretonne au 1er janvier 2019. La région comptait alors 3 354 854 habitants, soit 96 100 de plus qu’en 2013. Avec deux tendances : une population qui augmente moins vite qu’il y a dix ans, et des villes moyennes qui tirent leur épingle du jeu. On fait le point sur tous les chiffres du dernier recensement, publiés par l’Insee ce mercredi 29 décembre 2021.
Comme chaque année, l’Insee dévoile les chiffres de la population avec deux années de décalage. Au 1er janvier 2019, les 1 208 communes bretonnes totalisaient 3 354 854 habitants. Soit une augmentation de 96 000 habitants en six ans (1).
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Entre 2013 et 2019, la population de la Bretagne a augmenté en moyenne de 0,5 % chaque année. C’est plus qu’au niveau national 0,4 %. Mais moins fort qu’entre 2008 et 2013 (+ 0,7 %).
L’Ille-et-Vilaine la plus peuplée
Avec 1 079 498 habitants, l’Ille-et-Vilaine est le département le plus peuplé de la région, suivi du Finistère (915 090), du Morbihan (759 684) et des Côtes-d’Armor (597 085).
Entre 2013 et 2019, la population continue de progresser dans les quatre départements bretons. Mais la croissance faiblit par rapport à la période précédente 2008-2013. C’est le cas en particulier dans les Côtes-d’Armor (+ 580 habitants par an en moyenne entre 2013 et 2019, contre + 3 100 entre 2008 et 2013). Le Morbihan et le Finistère gagnent respectivement 3 650 et 1 860 habitants par an, contre + 5 550 et + 2 680 entre 2008 et 2013. Seule l’Ille-et-Vilaine conserve une croissance plus soutenue (+ 9 930 habitants par an, soit presque autant qu’entre 2008 et 2013).
Les trois plus grandes villes de Bretagne
Les communes d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan sont globalement les plus dynamiques. Rennes, avec 220 488 habitants (+ 0,7 %), est la commune la plus peuplée de la région, suivie de Brest avec 139 926 habitants (+ 0,1 %) et Quimper avec 63 283 habitants (- 0,1 %).
Dix communes à plus de 20 00 habitants
Dans les communes de plus de 20 000 habitants, au nombre de dix en Bretagne, le regain démographique se confirme. Ainsi, la population augmente à Lanester (23 124 habitants, + 0,9 %), Saint-Malo (46 803 habitants, + 0,7 %) et Lannion (20 210, + 0,5 %), après plusieurs années de baisse. Vannes (53 719 habitants), qui stagnait entre 2008 et 2013, repart à la hausse (+ 0,2 %).
En revanche, à Saint-Brieuc (43 605 habitants, – 0,6 %) et Lorient (57 246, – 0,2 %), la population continue de décroître.
Dernière commune à plus de 20 000, la population de Fougères (20 595 habitants), croît de 0,3 %.
Forte hausse autour des grands pôles
Les communes situées autour des grands pôles profitent d’une dynamique positive. La croissance est particulièrement forte à Saint-Jacques-de-la-Lande (+ 2,9 %, ) Betton (+ 2,4 %) et Bruz (+ 1,9 %) en périphérie de Rennes. À Saint-Avé (+ 1,7 %) près de Vannes et à Plouzané (+ 1,7 %) près de Brest.
Les villes moyennes tirent leur épingle du jeu
Globalement, les communes de 10 000 à 20 000 habitants sont les plus dynamiques, avec une croissance annuelle moyenne de 0,8 %. Parmi elles, Auray (+ 1,5 %, 14 141 habitants), Pontivy (+ 1,3 %, 15 064 habitants) et Vitré (+ 1,0 %, 18 487 habitants) présentent les plus fortes hausses.
Dans les communes de 5 000 à 10 000 habitants aussi, la croissance est supérieure à la moyenne régionale. La population des communes de 5 000 à 10 000 habitants gagne 0,7 %, et 0,6 % dans les communes de 2 000 à 5 000 habitants.
Les toutes petites communes en revanche, de moins de 500 habitants, continuent de voir leur population baisser (- 0,2 % en moyenne).
(1) La méthode du recensement annuel est basée sur des cycles de collecte de cinq ans. Mais l’évolution de la situation sanitaire a conduit à reporter à 2022 l’enquête annuelle de recensement prévue en 2021.